Au fil des rues

Publié le par Patrice Alzina

Au fil des rues

Bien sûr !

Aujourd'hui les rues de nos villes et de nos quartiers sont tristes, mornes et sans attraits, abattues par la situation sanitaire compliquée que nous subissons et qui se prolonge...

      Pourtant, gageons qu'il n'en sera pas toujours ainsi, et que nous retrouverons un jour l'ambiance et la vitalité qui faisaient le monde d'avant !

Il faut en garder l'espérance !!!

 

Dans les rues du Vieux Québec

Dans les rues du Vieux Québec

Dans ma rue, il y avait

Des flaques quand il pleuvait

Où pataugeaient des bout'choux

En bottes de caoutchouc.

Dans ma rue, il y avait

Des vitrines astiquées

Où venaient se refléter

Les rais du soleil d'été.

Dans ma rue, il y avait

Aux terrasses des troquets

Des vieux tapant la belote

Loin de leurs femmes bigotes.

Dans ma rue, il y avait

Des caniveaux inondés

Par des cantonniers armés

De bruyères en balais.

Dans ma rue, il y avait

Des porches où s'abritaient

Des jeunots énamourés

Goûtant leur premier baiser.

Dans ma rue, il y avait

Des parfums qui s'échappaient

De pain frais, de café chaud,

Et du gasoil des autos.

 

 

Quelque part dans Lisbonne ...

Quelque part dans Lisbonne ...

Dans ma rue, il y avait

Un marchand de quat'saisons

Aux longs étals rubiconds

Chargés des fruits du marché.

Dans ma rue, il y avait

Des moineaux ébouriffés,                                                  

Des chiens errants qui crottaient

Et des greffiers mal fourrés.

Dans ma rue, il y avait

Un miséreux qui mendiait

Dans une boîte en fer blanc

L'aumône de quelque argent.

Dans ma rue, il y avait

Des airs de violon tzigane

Mêlés à l'ire exaltée

De klaxons mégalomanes.

Dans ma rue il y avait

Mon âme qui te cherchait,

Ma pauvre âme abandonnée

Sur le bord de la chaussée.

Aix-en-Provence, sur le Cours Mirabeau

Aix-en-Provence, sur le Cours Mirabeau

Prague, sur le Pont Charles

Prague, sur le Pont Charles

La vie culturelle étant ce que l'on sait...

Nous ne pouvons qu'attendre des jours meilleurs pour nous retrouver dans ce qui faisait notre joie, ces soirées de poésie, de musique et de partage qui nous manquent tant.

Pourtant, ne croyez pas que la création s'arrête là où passe la Covid! Les artistes continuent d'écrire, de composer, de dessiner dans le secret de leurs ateliers ou de leurs bureaux.

Ils vous préparent de merveilleuses surprises pour les jours de la Renaissance, vous pouvez m'en croire !

Pour ma part, après "Les cigales se souviendront de moi", recueil paru au printemps 2020,

sortira bientôt j'espère mon éphéméride de poésie francophone "Un jour, un poète", rattachant 366 poètes aux 366 jours de l'année.

Dans les rues du quartier indien de Singapour

Dans les rues du quartier indien de Singapour

Textes:  Patrice Alzina

Photos:   Catherine et Patrice Alzina

À bientôt les amis !!!!!!!!!!

Dans une ruelle de Venise

Dans une ruelle de Venise

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A
Merci, au plaisir de vous voir ????
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